Le projet éolien de l'Érable:

 

Créé en 2009, le Regroupement pour le développement durable des Appalaches estime nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de la MRC de l’Érable qu’à l’échelle des Appalaches.

 

 

 

Communiqué du 8 février 2011

 
 

 

Une quarantaine de médecins pressent le gouvernement du Québec de cesser l’implantation d’éoliennes industrielles en milieu habité.


Victoriaville, le 8 février 2011 - À la lumière de récentes études, plus de 40 médecins du Centre-du-Québec pressent le Gouvernement du Québec d’éviter d’installer en milieu habité des éoliennes industrielles atteignant une hauteur de 472 pieds. Ils en viennent à la conclusion que les impacts sur la santé sont réels et qu’une distance séparatrice minimale est nécessaire pour la protection des résidants vivant à proximité des éoliennes de grande taille. C’est donc en s’appuyant de la loi sur le développement durable et particulièrement sur le principe de précaution que les médecins formulent leur demande.

Cette pétition a été lancée par Terre citoyenne et son contenu est disponible sur son site internet (www.terrecitoyenne.qc.ca). Les médecins signataires actuels œuvrent principalement dans la MRC d’Arthabaska et la MRC de l’Érable. Ce regroupement s’est assuré de présenter aux médecins signataires des études récentes au sujet des impacts des sons et des infrasons sur la santé et la qualité de vie des gens vivant à proximité d’éoliennes industrielles comme on veut en installer un peu partout au Québec.

Dans la MRC de L’Érable où un projet d’implantation de 50 éoliennes est à l’étude, l’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a recommandé une distance minimale de 800 à 1000 mètres entre les éoliennes et les résidences. Pourtant la localisation de plusieurs éoliennes ne rencontre pas cette recommandation.

Bien qu’on installe des éoliennes en milieu habité depuis plusieurs années au Québec, nous ne disposons toujours pas de normes rigoureuses qui permettent de dicter des balises claires sur ce qu’est une norme acceptable de bruit spécifique aux éoliennes, à la base des troubles du sommeil qui engendrent plusieurs problèmes de santé. De même sur la façon de réaliser des études de propagation des sons et infrasons selon la région où un projet est envisagé.

Plusieurs études récentes américaines, européennes et australiennes relèvent une série de symptômes apparaissant chez des personnes vivant à moins de 2 km d’éoliennes industrielles : le syndrome éolien (stress, irritabilité, maux de tête, étourdissement, trouble du sommeil, déficit d’attention et de mémoire, acouphènes, fatigue et démotivation) est maintenant reconnu par la communauté scientifique. Les impacts psycho-sociaux, apportés par les projets éoliens en milieu habité, sont aussi la cause de plusieurs effets négatifs sur la santé et la qualité de vie des personnes

Parmi les signataires, Linda Bernier, médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie de Victoriaville s’est aussi penchée sur ces études et conclut : « Il n’y a aucun doute dans mon esprit que les effets néfastes décrits existent réellement….Il faudra beaucoup de mobilisation des différents groupes ainsi que des cliniciens et des fondamentalistes afin de faire avancer les recherches… ».

Cette question de santé publique impose donc au gouvernement du Québec d’y accorder le plus grand intérêt. Les meilleurs et les plus nombreux (90-95%) gisements éoliens du Québec se retrouvent au pays des grands barrages dans le Nord du Québec, soit en région non habitée.

Laurent Lamarre, pour Terre citoyenne

 



Personne-ressource:

 

Yolland Leclerc

Tél : 418 428-9620