Le projet éolien de l'Érable:

 

Créé en 2009, le Regroupement pour le développement durable des Appalaches estime nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de la MRC de l’Érable qu’à l’échelle des Appalaches.

 

 

Communiqué du 21 août 2012

 

Projets éoliens et campagne électorale: les partis répondent au RDDA

 


St-­Julien, 21 août 2012 : Cet été, le gouvernement libéral s’est engagé formellement, s’il est reporté au pouvoir, à lancer un nouvel appel d’offres de 700 MW pour l’achat d’énergie éolienne. Le RDDA a donc envoyé un questionnaire aux principaux partis pour connaître leur position sur le développement éolien industriel en milieu habité. Le Regroupement pour le développement durable des Appalaches (RDDA) leur a demandé s’ils étaient prêts à imposer un moratoire sur cette filière hautement déficitaire qui coûtera des milliards de dollars aux consommateurs québécois à même leur facture d’électricité.



Le RDDA a compilé les réponses des partis politiques ciblés et a choisi de les dévoiler dans le cadre de son activité bénéfice tenue dans le décor enchanteur du village de St-­‐Julien situé dans la MRC des Appalaches; la vue panoramique embrassant la vallée de la Bécancour avec au loin le pittoresque village de St-­‐Adrien d’Irlande fait partie de cette richesse inestimable des paysages de la région que souhaite préserver le RDDA. Ces deux villages sont actuellement pris d’assaut par les promoteurs éoliens pour y implanter des projets si l’appel d’offres se concrétise. Déjà, plusieurs propriétaires ont signé des contrats d’option et la tension est élevée dans ces communautés qui seront bientôt impactées par les projets éoliens voisins de L’Érable et des Moulins.

Dans le même élan, le RDDA déplore pour une énième fois le saccage de ses affiches en début de semaine. « C’est difficile à comprendre que l’on s’en prenne ainsi à notre droit de s’exprimer alors que le projet est accepté. C’est toute la communauté qui est perdante, tous les Québécois également qui paieront cher cette énergie inutile. Après quatre ans de confrontation et de division, la situation est loin de vouloir s’améliorer alors que les premières éoliennes pourraient percer le ciel de la région en 2013. Le manque de jugement de M. Bachand aura contribué à augmenter inutilement la tension et à pourrir davantage le climat social » de conclure M. Charron.

Les projets éoliens remis en question

Une cinquantaine de personnes et trois candidates à l’élection provinciale présentes à l’événement ont pu discuter de la position des partis sur cet important enjeu régional. Tous les partis politiques, à l’exception du parti libéral, émettent des réserves quant aux projets éoliens en milieu habité.

Ainsi du côté de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault promet de remettre en question le développement de l’énergie éolienne. La CAQ soutient que le développement de la filière éolienne n'a pas tenu ses promesses, tant au niveau des coûts que des retombées environnementales. Elle promet donc un débat sur cette manière de produire de l'électricité.

La réponse de Québec Solidaire (QS) est venue directement du bureau national : « … le modèle actuel de développement éolien n'est pas viable. Québec solidaire appuie le développement éolien mais refuse que cela se fasse en zone habitée. En ce sens, nous appuyons votre proposition de moratoire sur la mise en oeuvre du nouvel appel d'offres de 700 MW. Et, surtout, des changements urgents pour l'ensemble de notre politique énergétique. »

Le bureau chef d’Option Nationale (ON) a également envoyé sa réponse : « Ainsi donc, il nous paraît raisonnable de croire que le développement de l'énergie éolienne devra répondre à certaines conditions obligeant tous les projets à avoir fait l'objet de débats citoyens, à avoir été approuvés par la population, à respecter les priorités nationales et à faire la preuve de leur viabilité sur les plans, économique, environnemental et géographiques.

Enfin, nous tenons à vous souligner qu'Option Nationale est le seul parti qui a adopté une proposition précise sur la démocratie participative qui viendrait renforcer l'implication des citoyens dans tout projet qui aurait, entre autres, une influence directe sur leur milieu environnant. »

Du côté du Parti Québécois (PQ), plus timide dans ses réserves quant aux projets éoliens, le RDDA retient les propos de quelques candidats péquistes du Bas-­‐Saint-­‐Laurent qui promettent l’implantation d’un vaste projet éolien communautaire dans leur région. « Si les gens ne veulent pas les éoliennes, ils ne les auront pas. Je pense que dans le territoire du Bas-­‐Saint-­‐Laurent, on est capable de placer des éoliennes dans des endroits où elles ne dérangeront personne. » Irvin Pelletier, candidat dans Rimouski-­‐Neigette.

Les candidats du PQ s'engagent à ne permettre l'installation d'éoliennes que dans des territoires où ils auront l'aval de la population. Il n'est pas question pour eux de défigurer le paysage. « C'est très clair en partant que le long du littoral, partout où ça pourrait nuire au paysage, on oublie ça », a indiqué le candidat péquiste de la Côte-­‐du-­‐Sud, André Simard.

Le RDDA a indiqué qu’il n’appuyait aucun parti laissant à ses membres le soin de faire la part des choses. Le RDDA a réitéré son intention de poursuivre ses objectifs, soit d’exercer une vigilance sur les dommages causés par les travaux éoliens qui chaque jour exaspèrent les résidents aux prises avec de constants manquements à leur sécurité et à leur quiétude. De même, le RDDA s’engage à offrir ses services aux populations et municipalités voisines de façon à partager sa solide expertise des effets des projets éoliens en milieu habité.



Personne-­‐ressource : Aude Fournier, 418 428-­‐3286