Le projet éolien de l'Érable:

 

Créé en 2009, le Regroupement pour le développement durable des Appalaches estime nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de la MRC de l’Érable qu’à l’échelle des Appalaches.

 

 

Communiqué du 25 juillet 2012

 

Nouvel appel d’offres de 700 MW dans l’éolien ; il en coûtera cher aux consommateurs

 


Saint-Ferdinand, 25 juillet 2012 :

Allant à l’encontre de toute logique économique le gouvernement libéral, s’il est reporté au pouvoir, lancera au printemps 2013 un nouvel appel d’offres pour l’achat de 700 MW d’énergie éolienne. Plusieurs économistes dénoncent cette folie éolienne qui s’est emparée de l’Amérique du Nord. La réputée firme de recherche en politique sociale et économique, l’Institut Fraser, conclut que la filière éolienne, financée à même les fonds publics, coûtera aux consommateurs des milliards de dollars et des milliers d’emplois perdus principalement à cause de la hausse des tarifs d’électricité engendrés par l’achat à perte d’énergie éolienne. Au Québec un large consensus dénonce ce fiasco majeur d’Hydro-Québec alors que l’analyste en énergie Jean-François Blain évalue à $4-$5 milliards les pertes pour l’achat excédentaire d’énergie sur les dix prochaines années. À la lumière des chiffres fournis par l’industrie et Hydro, il est assuré que ce quatrième appel d’offres de 700 MW occasionnera à notre société d’état des pertes supplémentaires d’au moins $100 millions par année. Ce n’est pas un hasard si cette controversée annonce politique survient au cœur des vacances d’été.



Ne nous y trompons pas, ce sont tous les québécois qui payent ces projets éoliens et qui soutiennent ce système de bien-être social corporatif à même leurs factures d'électricité. Très mauvais choix. Au bout du compte ce sont les québécois qui paient pour que l'électricité coûte moins cher aux américains. Hydro a d'ailleurs annoncé en août 2011 les premières hausses résidentielles pour absorber les pertes encourues par l'approvisionnement en énergie éolienne, soit une ponction de $58 millions.

Ce n'est qu'un début alors que le dégel du bloc patrimonial en 2014 permettra à Hydro de hausser ses tarifs de 3.7%/an pendant 5 ans, Hydro aura alors beau jeu de camoufler ses pertes éoliennes à travers ces nouvelles hausses.. La centrale au gaz naturel (cogénération) de Bécancour construite au coût de $1 milliard par Trans Canada Energy, une multinationale pétrolière de l'Alberta, n'a pas produit un seul kw d'électricité depuis son ouverture en 2006. Le contrat qui lie Hydro-Québec à Trans Canada jusqu'en 2023 fait en sorte qu'il en coûte à Hydro-Québec $200 millions/an pour ne pas produire d'électricité étant donné les surplus d'énergie sur le marché ( pertes à ce jour: $1 milliard, refilé aux clients d’Hydro-Québec). Et on continue d'installer des éoliennes à perte. Ça coûte cher pour se donner bonne conscience et se draper du mythique manteau vert de l'éolien. Le RDDA est confiant que les citoyens des municipalités du Québec qui sont à leur tour harcelés par les profiteurs du vent s'indigneront de ces projets absurdes et que s'ils ont une conscience sociale ils buteront hors de leur territoire ces projets néfastes qu'on s'apprête à leur imposer.



Outre ces considérations économiques affreusement défavorables, la santé et la qualité de vie, l'occupation réfléchie et viable du territoire qui constitue le milieu de vie des résidents, la valeur du tissu social, la richesse des paysages patrimoniaux, la valeur des résidences riveraines sont des acquis infiniment plus importants que l'apparition de ces turbines désuètes et d'une inutilité consommée alors que 98% de l'énergie produite au Québec provient de l'hydro électricité, renouvelable et surabondante.


Ces projets n'ont de vert que les billets qu'ils rapportent aux vendeurs de vent grâce à l'argent des factures d'électricité des contribuables québécois garanti par le souteneur Hydro-Québec. Une véritable honte alors que l’industrie dicte au gouvernement la stratégie énergétique qu’il doit adopter, au détriment des intérêts supérieurs de tous les québécois. Pour ne pas ajouter l'insulte à l'injure le gouvernement devrait au minimum avoir la décence d’épargner les riverains et d’empêcher la division sociale des communautés en basculant ces projets éoliens en territoires non habités, lesquels offrent un potentiel éolien beaucoup plus grand sur plus de 90% du territoire québécois. Ne nous y trompons pas, ce modèle de développement de centrales éoliennes industrielles est un véritable scandale économique et financier, un désastre environnemental et un gâchis social. Partout sur la planète le mythe de l'éolien se désagrège alors que les gouvernements coupent les subventions à cet ogre financier responsable d'une large part de la dette de plusieurs pays. Le mensonge de l’éolien industriel est maintenant connu, ces vire-vents géants sont devenus le symbole de la discorde et de la cupidité.

 


 

Personne-ressource: Claude Charron, RDDA

Regroupement pour le développement durable des Appalaches

Téléphone : 418 428-3355