Le projet éolien de l'Érable:

 

Créé en 2009, le Regroupement pour le développement durable des Appalaches estime nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de la MRC de l’Érable qu’à l’échelle des Appalaches.

 

 

 

Communiqué du 27 avril 2011

 
 

 

Projet éolien de L’Érable : Beaucoup de tensions au CLD


Plessisville, 27 avril 2011 : L’Assemblée générale annuelle du Centre local de développement de l’Érable (CLDÉ), tenue mardi le 19 avril, s’est avérée être un simulacre de démocratie pour les citoyens présents. Alors qu’aucune période de questions n’était prévue à l’ordre du jour, le président du CLD et maire de Princeville, Gilles Fortier, a accepté à contrecœur de se plier à la règle mais en excluant toute question sur le projet éolien. Reconnaissant un membre du Regroupement pour le développement durable des Appalaches (RDDA) qui s’apprêtait à interroger les membres du CLD, M. Fortier, visiblement tendu et rétif, lui a dit qu’il « ne voulait rien savoir de lui », a annulé la période de questions et a levé l’assemblée sur le champ. En agissant de cette façon, le président du CLD a privé tous les citoyens présents de leur droit fondamental de s’informer non seulement sur les impacts du projet éolien mais de tout autre aspect du développement économique de la région, tel l’agro-tourisme, l’agro-alimentaire, l’occupation du territoire, la petite et moyenne entreprise, l’emploi, etc.

Le maire de Princeville n’en est pas à ses premières frasques; dans son journal municipal il avait qualifié les opposants au projet éolien de gens incapables de changement tels ceux qui peuplent les asiles et ceux qui reposent dans les cimetières, dans le même journal il vantait les magnifiques paysages du patrimoine rural de sa municipalité mais souhaitait des éoliennes industrielles pour St-Ferdinand et Ste-Sophie.

Outre l’absence d’une période de questions à l’ordre du jour, plusieurs manquements au déroulement démocratique d’une assemblée générale ont été relevés dont l’absence d’élections au conseil d’administration.

M. Yvon Bourque, celui-là même débouté par le président du CLD, commente ainsi : « Le CLD relève directement de la MRC, et en bout de ligne fonctionne grâce aux taxes des contribuables. Il est aberrant de constater que le CLD, une institution paragouvernementale, manque aux règles éthiques et démocratiques élémentaires! Nos élus ont de nombreux reproches à se faire quant au projet éolien de L’Érable : conflits d’intérêts, manque de transparence, information biaisée, consultation nulle! Autant nous dénonçons les agissements délinquants de nos élus et des organismes qui leur sont redevables (MRC, CLD), autant nous condamnons les actes de vandalisme perpétrés sur le panneau « Non aux éoliennes en milieu habité » le long de la 165, détruit pour une cinquième fois cette semaine. Pour nous il est important de continuer à afficher notre opposition à ce projet néfaste, rien n’est encore terminé malgré le décret du gouvernement. Il est important que tous ceux qui sont de passage dans la région sachent qu’un projet éolien industriel a été imposé aux résidants. Les gens doivent savoir qu’Hydro-Québec va perdre $250 millions pour les dix premières années du projet, absorbés à même la facture d’électricité des contribuables québécois. Un scandale financier dénoncé à plusieurs reprises par les économistes et les analystes en énergie; le gouvernement, loin de se vanter de ce choix politique douteux, démontre à l’évidence que le projet éolien de L’Érable a toujours été à son agenda pour servir en priorité des intérêts particuliers au détriment du bien public et de l’intérêt du plus grand nombre. »

 

Personne-ressource: Claude Charron,

Tél : 418 428-3355

Courriel : charron.claude@xplornet.ca