Le projet éolien de l'Érable:

 

Créé en 2009, le Regroupement pour le développement durable des Appalaches estime nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de la MRC de l’Érable qu’à l’échelle des Appalaches.

 

 

 

QUELLES ALTERNATIVES?

 

 

« l’implantation massive d’éoliennes en Europe

pour les besoins de base en électricité sera

probablement reconnue comme une

des plus grandes folies du 21e siècle »

 

 James Lovelock,

environnementaliste et scientifique

de l’étude de la terre

 

 

Dans une véritable perspective de développement durable, nous proposons les alternatives suivantes.

 

• Un véritable PROGRAMME D’ÉCONOMIE D’ÉNERGIE. Réduire avant de produire. Les programmes d’économie d’énergie se paient d’eux-mêmes, créent plus d’emplois et font épargner plus aux gens et aux entreprises, en plus de contribuer à diminuer l’empreinte écologique. Pourquoi cette efficacité énergétique est-elle si peu subventionnée? Parce que les lobbys de l’éolien et du solaire sont puissants et organisés.

 

• 85 à 90% du potentiel éolien québécois est situé dans les territoires non habités du nord où se trouve déjà la ligne de transport de la Baie James; les impacts négatifs majeurs que l’on rencontre en territoire habité en seraient grandement diminués ou éliminés.

 

• Une exploitation communautaire de la future source d’eau municipale située sur les terrains de l’hôpital St-Julien peut s’avérer d’une rentabilité exceptionnelle.

 

• Une VÉRITABLE POLITIQUE D’ACCESSIBILITÉ POUR L’ÉTABLISSEMENT DE NOUVEAUX ARRIVANTS sur des sites jugés impropres à l’agriculture. Cette alternative existe déjà et doit être encouragée (L.59.). Plutôt que de faire fuir les résidants actuels avec un parc industriel en milieu rural, il faut attirer de nouveaux résidants (résidentiel,  villégiature, récréotouristique, micro entreprise, etc.) en misant sur la qualité de vie (paysage, tranquillité, qualité de l’air et de l’eau, proximité des services, etc.). Il faut soustraire la zone industrielle du milieu rural et investir dans cet atout majeur qu’est notre paysage tel que ciblé par nos élus lors du dernier pacte rural 2007-2014.

 

ET SI ON ALLAIT VOIR AILLEURS…

 

AU DANEMARK

 

L’énergie éolienne représente 20% de la capacité énergétique du Danemark, la plus grande partie de cette énergie non stockable est vendue à la Suède et la Norvège. Le coût de l’électricité résidentielle au Danemark est le plus élevé en Europe.

 

EN ESPAGNE

 

L’Espagne a subventionné l’énergie éolienne au cours des 10 dernières années ce qui a fait grimper le coût de l’électricité et fait fuir plusieurs entreprises consommatrices. Le pays se retrouve donc avec des surplus et doit fermer quelques parcs éoliens, l’offre étant plus grande que la demande. Cette politique a eu pour effet que chaque nouvel emploi créé par l’industrie éolienne a contribué à la perte de 2.2 emplois dans l’économie globale. Seulement un emploi sur dix issu de l’éolien est permanent. Depuis l’an 2000, les émissions de CO2 de ce pays ont augmenté de 50%, dû principalement à la construction de centrales thermiques à énergie fossile afin de contrer la non-fiabilité de l’énergie éolienne. Chaque centrale doit avoir une capacité énergétique de 85 % du parc éolien. (Réf. Gabriel Calzada de la King Carlos Universidad de Madrid).

 

EN ALLEMAGNE

 

Les parcs éoliens allemands sont beaucoup plus petits et respectent davantage le paysage et la réalité régionale. Les retombées locales représentent 50 % des revenus (contrairement à moins de 1 % dans l’Érable).

 

EN FRANCE

 

Monsieur Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la France, est un acteur important du principal groupe d’opposition à l’éolien industriel en France, Fédération Environnement durable.