Le projet éolien de l'Érable:

 

Créé en 2009, le Regroupement pour le développement durable des Appalaches estime nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de la MRC de l’Érable qu’à l’échelle des Appalaches.

 

 

 

HABITERIEZ-VOUS DANS UN PARC INDUSTRIEL ?

 

PARCS ÉOLIENS INDUSTRIELS EN ZONE HABITÉE : IMPACTS NÉGATIFS MAJEURS

 

1. LE PAYSAGE

 

 

Il faut se rappeler que la MRC de l’Érable, dans le cadre du Pacte rural 2007-2014, a identifié la qualité des paysages comme l’une des forces majeures de la région. Les commissaires industriels font de plus en plus valoir la qualité de vie offerte dans leur région pour y attirer des entrepreneurs et une main-d’oeuvre qualifiée. La qualité du paysage fait partie de la qualité de vie et doit donc être un enjeu à considérer lors de l’implantation d’un parc éolien et, plus largement, pour le développement durable des régions (Réf : Guide pour les élus municipaux : Énergie éolienne et acceptabilité sociale, p.70).

 

Les évaluations du paysage que font les citoyens sont considérées de première importance quand il s’agit d’implanter de grandes structures susceptibles de générer des changements sévères dans les milieux de vie (idem, p.72).

 

Le paysage a une VALEUR ESTHÉTIQUE, PATRIMONIALE, ENVIRONNEMENTALE, SOCIALE ET POLITIQUE. Son altération par l’implantation en masse de méga structures influe directement sur la qualité de vie de ses occupants. L’ajout de nombreux chemins d’accès, de fils, poteaux et sousstation ne fait que renforcer l’impact négatif de ce modèle de parc.

Xavierala, 2007. Certains droits réservés

 

Il faut se rappeler que la MRC de l’Érable, dans le cadre du Pacte rural 2007-2014, a identifié la qualité des paysages comme l’une des forces majeures de la région. Les commissaires industriels font de plus en plus valoir la qualité de vie offerte dans leur région pour y attirer des entrepreneurs et une main-d’oeuvre qualifiée. La qualité du paysage fait partie de la qualité de vie et doit donc être un enjeu à considérer lors de l’implantation d’un parc éolien et, plus largement, pour le développement durable des régions (Réf : Guide pour les élus municipaux : Énergie éolienne et acceptabilité sociale, p.70).

 

Les évaluations du paysage que font les citoyens sont considérées de première importance quand il s’agit d’implanter de grandes structures susceptibles de générer des changements sévères dans les milieux de vie (idem, p.72). Le paysage a une VALEUR ESTHÉTIQUE, PATRIMONIALE, ENVIRONNEMENTALE, SOCIALE ET POLITIQUE. Son altération par l’implantation en masse de méga structures influe directement sur la qualité de vie de ses occupants. L’ajout de nombreux chemins d’accès, de fils, poteaux et sousstation ne fait que renforcer l’impact négatif de ce modèle de parc.

Xavierala, 2007. Certains droits réservés

 

Le paysage a également une valeur économique de premier plan pour l’industrie récréotouristique, l’écotourisme en particulier, qui est directement menacé par tout développement éolien industriel. Le gouvernement fédéral reconnaît que le tourisme génère plus de richesse que l’agriculture, la forêt et les pêches réunies. Le paysage doit donc être protégé en tant que bien culturel et collectif par une loi ou une charte.

 

Les éoliennes, les lignes électriques à haute tension et les pylônes qui les sous-tendent ont une EMPREINTE VISUELLE différente, mais non négligeable sur le paysage. Par exemple, les pylônes métalliques, grâce à leur structure aérée en filigrane et leur hauteur modérée, aident à leur intégration paysagère. Les pylônes de forme tubulaire et de couleur blanche, comme ceux qui traversent la vallée à Irlande, sont visibles à plusieurs kilomètres. Ce sont en même temps des nains, de par leur hauteur et leur volume, comparés aux éoliennes géantes, qui, par leur structure tubulaire, massive et blanche, crèvent littéralement le paysage.  D’autant que les pales en mouvement attirent le regard et accentuent leur présence. Qui plus est, la nacelle de chaque éolienne, de la taille d’un autobus, est surmontée d’une balise rouge très puissante et très dérangeante le soir. Essayez d’imaginer ce que causera comme nuisance la vue de DIZAINES DE BALISES ROUGES DANS L’OBSCURITÉ DES CAMPAGNES !

 

2. LE BRUIT ET LA SANTÉ

 

Les éoliennes émettent des décibels de type A (dBA) audibles et règlementés. Dans le parc éolien de Ripley en Ontario, 4 éoliennes Énercon E-82 (de même type que les éoliennes prévues dans les projets de l’Érable et des Moulins) dépassent, à l’intérieur de 2 km, les normes du Ministère de l’Environnement de l’Ontario. Plusieurs études démontrent les dangers de ce type de décibels. Les décibels de type B et C, appelés aussi infrasons, bien qu’inaudibles sont ressentis dans le corps comme une vibration, même à l’intérieur des maisons. Même s’ils ne sont pas règlementés, ces INFRASONS, perceptibles jusqu’à 10 (dix) km, sont de plus en plus reconnus comme étant dommageables pour la santé, voire davantage que les décibels de type A.

 

L’exposition aux bruits et infrasons comporte des dangers pour la santé de l’homme pouvant provoquer :

manque de sommeil, nausées, vertiges, maux de tête, hausse de la pression artérielle, agressivité, etc. Le Journal de Montréal rapporte qu’en mai 2009 quatre cents chèvres sont mortes à Taïwan à la suite d’un manque de sommeil causé par le bruit de huit éoliennes nouvellement installées.

 

Un observateur, exposé pour une courte durée aux bruits, est limité à une perception instantanée de ceux-ci, mais est incapable d’en présumer les effets réels à long terme. Cette exposition doit s’étaler sur une certaine période de temps, au minimum 2 semaines, avant de provoquer la plupart des effets ressentis chez les humains. Les impacts du bruit dépendent de plusieurs facteurs : direction et force des vents, hauteur et type d’éolienne, pression atmosphérique, géomorphologie, topographie, obstacles, phénomènes physiques particuliers, le plus connu étant l’inversion thermique, qui fait en sorte que les pales des éoliennes tournent davantage la nuit grâce à des vents de moyenne altitude alors qu’au sol aucun vent n’est perçu.

     
   

 

 

LA DISTANCE SÉPARATRICE DE LA MAJORITÉ DES PROJETS ÉOLIENS AU QUÉBEC EST DE 400 À 500M. LE MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ONTARIO S’APPRÊTE À LÉGIFÉRER DES  DISTANCES SÉPARATRICES DE 1 KM ET TOUT PROJET DE 26 TURBINES ET PLUS, SITUÉ À 1.5 KM D’UNE RÉSIDENCE, DEVRA FAIRE L’OBJET D’UNE ÉTUDE DE BRUIT ET LES INFRASONS (DBC) DEVRONT ÊTRE ÉVALUÉS.

 
     

Steve.grosbois, 2008. Certains droits réservés

     

Le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) réagit ainsi à l’étude d’impact environnemental réalisée par SNC Lavallin pour le compte du promoteur 3CI et le projet du Parc des Moulins : « … si aucune mesure d’atténuation n’est prise, le projet du « Parc des Moulins » sera susceptible de causer des nuisances sonores non négligeables aux collectivités riveraines ». Concernant la même étude d’impact de SNC Lavallin, la Direction de la Protection de la Santé publique estime que « l’étude n’est pas recevable puisque plusieurs éléments devraient être corrigés, précisés ou complétés ». Seul le déplacement ou l’éloignement des éoliennes de toute résidence peut constituer une mesure d’atténuation adéquate.

 

Par ailleurs, l’Académie Nationale de Médecine de France et la United Kingdom Noise Association recommandent une distance séparatrice de 1.5 kilomètre. Une autre étude française, du Docteur Marjolaine Villey-Migraine (« Éoliennes, sons et infrasons : effet de l’éolien industriel sur la santé des hommes »), préconise une distance de 3 à 5 km en terrain vallonné. En Ontario, des chercheurs de l’Université Queen’s (source : Journal Globe and Mail, 15 juillet 2009) entament une vaste recherche pour déterminer les effets sur la santé des résidents du parc éolien de Wolfe Island, en prenant des mesures de leur état de santé et bien-être avant et après l’implantation des éoliennes. Ce serait la première fois qu’une étude prendrait des mesures de santé avant l’implantation de turbines.

 

Le SIMPLE PRINCIPE DE PRÉCAUTION justifie l’arrêt de tout projet éolien en zone habitée, même pour les populations locales souhaitant ces projets. Nous demandons donc que l’Institut national de Santé publique du Québec de même que l’Institut national de recherche scientifique du Québec (INRS) mènent des recherches et établissent les limites à respecter afin de protéger la santé des résidents vivant à proximité des turbines.

 

3. LA DÉVALUATION DES RÉSIDENCES

 

Plusieurs études démontrent une BAISSE MOYENNE DE 30 % DE LA VALEUR DES RÉSIDENCES situées dans la zone d’influence forte, soit 2 km. Cette dévaluation va en décroissant et se fait sentir dans un rayon pouvant aller jusqu’à 8 kilomètres ou plus. Nous avons plusieurs témoignages de résidents incapables de vendre leur propriété, les agents immobiliers refusant même de prendre ces contrats. Il n’est pas rare de voir des promoteurs racheter ces maisons au prix du marché et les revendre la moitié ou le tiers  du prix.

   

La jurisprudence française se base sur l’évaluation de deux experts qui estiment la dévaluation des maisons à proximité d’un parc éolien entre 24 % et 46 % de leur valeur d’origine (Jugement de Quimper, Finistère).

 

Cette dévaluation foncière des résidences entraîne une baisse de revenus pour la municipalité qui en plus ne récoltera pas de taxes sur les résidences et autres bâtiments qui ne se construiront pas. Le seul fait que ce parc soit prévu entraine déjà une dévaluation marchande des propriétés. Une mise en garde doit être faite aux propriétaires signataires léguant des droits au promoteur; une éventuelle vente peut être sérieusement compromise !

 steve.grosbois, 2008. Certains droits réservés

 

4. L’EAU

 

Le projet éolien de l’Érable nécessitera des travaux de construction d’environ 35 KILOMÈTRES DE NOUVELLES ROUTES dans 4 rangs. Les opérations de dynamitage, d’excavation, et de nivelage, associées à ces travaux, peuvent affecter sérieusement les cours d’eau, les milieux humides, les puits et les prises d’eau, dont celles de l’ex hôpital St-Julien situées à proximité de plusieurs éoliennes. Quelles garanties avons-nous que le DYNAMITAGE des chemins et des bases d’éoliennes n’affectera pas ces réserves ?

 

Il y a tout lieu de croire que le fractionnement de la roche mère, combiné au déboisement et à la construction de chemins d’accès, aura un impact direct sur la direction et la quantité des veines, sources et ruisseaux. L’étude et le témoignage de l’hydrogéologue américaine Patricia Dodds sont très révélateurs à ce sujet; les dommages causés à cette ressource essentielle qu’est l’eau pouvant prendre des proportions énormes (Parc éolien de Laurel Mountain en Virginie, dans les Appalaches, voir « Testimony of Patricia Dodds » dans la bibliographie).

 

Les secteurs ciblés n’ont pas fait l’objet d’études hydrogéologiques sérieuses de la part de la firme SNC Lavallin, engagée par le promoteur Énerfin. Les fuites d’hydrocarbure, les matières résiduelles et

l’érosion en terrain accidenté amplifient les risques d’altération des cours d’eau et ultimement du lac William. Au moment même où nous déployons beaucoup d’efforts pour préserver et améliorer la qualité de l’eau du lac William, l’implantation de ce parc soulève beaucoup de craintes. Protéger la qualité et la quantité d’eau à la source revêt une grande importance pour les usagers et pour la sauvegarde du Lac William.

 

5. LES SOLS ET LE DÉBOISEMENT

Xavierela, 2007. Certains droits réservés

 

 

 

Le PASSAGE INTENSIF DE MACHINERIES LOURDES entraine un compactage des sols et une altération des fonctions naturelles de ces espaces. L’apparition de chablis et l’assèchement des érablières font partie des dommages potentiels liés à cette altération des fonctions naturelles du sol et des ressources hydriques. Le déboisement, en plus de causer une empreinte visuelle négative, amplifie les risques d’érosion. De grandes quantités de bois devront être coupées alors que le marché est déjà saturé. Qui héritera de ces contingents et qui dédommagera les producteurs à qui on a refusé le renouvellement de leurs contingents ?

 

 

6. LES ONDES ÉLECTROMAGNÉTIQUES

 

Les CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES des éoliennes peuvent affecter la qualité des services de radios et de télécommunication de même que la communication micro-onde (cellulaire et internet) et satellitaire. L’étude d’impact traite du problème mais ne peut garantir l’assurance d’une diffusion optimale dans le temps et dans l’espace. Les antennes de communication surplombant l’ex village de Vianney sont particulièrement vulnérables aux perturbations des éoliennes situées tout près.

 

 

7. LES TENSIONS PARASITES

 

Elles peuvent affecter autant les humains que les animaux, ces derniers y étant plus sensibles. Elles proviennent de la différence de tension (Volt) entre deux points touchés. Peu d’études mettent en corrélation ces tensions et les parcs éoliens. Le parc de Ripley en Ontario (éoliennes de type Enercon E-82)a été touché par ce phénomène; 4 familles ont dû être évacuées pendant plusieurs mois; deux de ces familles viennent tout juste de déménager, perdant tout, leur maison étant invendable. Les producteurs laitiers connaissent bien les problèmes causés par ces tensions (taux de mortalité élevé, problèmes de santé à la hausse tels les mammites, baisse de productivité, etc.). Nous avons suggéré de prendre des mesures de tension, avant la construction du parc, à plusieurs endroits dont le village de Vianney et les résidences à proximité du réseau collecteur et de la sous-station.

 

 

8. L’EFFET STROBOSCOPIQUE

 

Cet effet est dû au passage des pales devant le soleil et survient tôt, ou tard dans la journée lorsque le soleil est plus bas dans le ciel. Cet effet perturbateur se traduit par des NAUSÉES ET DES MAUX DE TÊTE chez les résidents touchés.

 

L’effet se fait sentir sur une distance de dix fois le diamètre des pales (820 mètres pour l’Énercon E-82) et dépend de l’orientation des éoliennes par rapport aux résidences. L’effet est bien documenté, mais peu règlementé. Certains comtés américains ont légiféré pour limiter cet effet à 30 heures/an. La Cour d’Appel de Douai en France a condamné le propriétaire d’une éolienne pour troubles causés par les effets stroboscopiques.

 

 

4. LA SÉCURITÉ

 

La recherche sur les éoliennes en milieu nordique est très fragmentaire; en ce qui concerne l’accumulation de glace sur les pales, rien n’est mentionné à ce sujet dans les caractéristiques des éoliennes dans l’étude d’impact. En Europe, une distance séparatrice de 300 mètres est recommandée pour éviter les impacts des chutes de glace. Le Centre d’interprétation « L’Étoile de l’Érable », prévu par le promoteur, au coût d’un million de dollars, est placé directement sous une éolienne ! Les bris, quoique peu fréquents, ne sont pas rares; la distance à laquelle des débris peuvent se retrouver est de 550 mètres, faits à l’appui. Les risques d’incendie sont réels et inquiétants, aucun équipement ne pouvant atteindre un feu dans la nacelle.