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HABITERIEZ-VOUS DANS UN PARC INDUSTRIEL ?
PARCS ÉOLIENS INDUSTRIELS EN ZONE HABITÉE : IMPACTS NÉGATIFS MAJEURS
1. LE PAYSAGE
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Il faut se rappeler que la MRC de l’Érable, dans le cadre du Pacte
rural 2007-2014, a identifié la qualité des paysages comme l’une des
forces majeures de la région. Les commissaires industriels font de
plus en plus valoir la qualité de vie offerte dans leur région pour
y attirer des entrepreneurs et une main-d’oeuvre qualifiée. La
qualité du paysage fait partie de la qualité de vie et doit donc
être un enjeu à considérer lors de l’implantation d’un parc éolien
et, plus largement, pour le développement durable des régions (Réf :
Guide pour les élus municipaux : Énergie éolienne et acceptabilité
sociale, p.70).
Les évaluations du paysage que font les citoyens sont considérées de
première importance quand il s’agit d’implanter de grandes
structures susceptibles de générer des changements sévères dans les
milieux de vie (idem, p.72).
Le paysage a une
VALEUR ESTHÉTIQUE, PATRIMONIALE, ENVIRONNEMENTALE, SOCIALE ET
POLITIQUE.
Son altération par l’implantation en masse de méga structures influe
directement sur la qualité de vie de ses occupants. L’ajout de
nombreux chemins d’accès, de fils, poteaux et sousstation ne fait
que renforcer l’impact négatif de ce modèle de parc. |
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Xavierala, 2007. Certains droits réservés |
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Il
faut se rappeler que la MRC de l’Érable, dans le cadre du Pacte rural
2007-2014, a identifié la qualité des paysages comme l’une des forces
majeures de la région. Les commissaires industriels font de plus en plus
valoir la qualité de vie offerte dans leur région pour y attirer des
entrepreneurs et une main-d’oeuvre qualifiée. La qualité du paysage fait
partie de la qualité de vie et doit donc être un enjeu à considérer lors de
l’implantation d’un parc éolien et, plus largement, pour le développement
durable des régions (Réf : Guide pour les élus municipaux : Énergie éolienne
et acceptabilité sociale, p.70).
Les évaluations du paysage que font les citoyens sont considérées de
première importance quand il s’agit d’implanter de grandes structures
susceptibles de générer des changements sévères dans les milieux de vie
(idem, p.72). Le paysage a une
VALEUR ESTHÉTIQUE, PATRIMONIALE, ENVIRONNEMENTALE, SOCIALE ET POLITIQUE.
Son altération par l’implantation en masse de méga structures influe
directement sur la qualité de vie de ses occupants. L’ajout de nombreux
chemins d’accès, de fils, poteaux et sousstation ne fait que renforcer
l’impact négatif de ce modèle de parc.
Xavierala, 2007. Certains droits réservés
Le paysage a également une valeur économique de premier plan pour
l’industrie récréotouristique, l’écotourisme en particulier, qui est
directement menacé par tout développement éolien industriel. Le gouvernement
fédéral reconnaît que le tourisme génère plus de richesse que l’agriculture,
la forêt et les pêches réunies. Le paysage doit donc être protégé en tant
que bien culturel et collectif par une loi ou une charte.
Les éoliennes, les lignes électriques à haute tension et les pylônes qui les
sous-tendent ont une
EMPREINTE VISUELLE
différente, mais non négligeable sur le paysage. Par exemple, les pylônes
métalliques, grâce à leur structure aérée en filigrane et leur hauteur
modérée, aident à leur intégration paysagère. Les pylônes de forme tubulaire
et de couleur blanche, comme ceux qui traversent la vallée à Irlande, sont
visibles à plusieurs kilomètres. Ce sont en même temps des nains, de par
leur hauteur et leur volume, comparés aux éoliennes géantes, qui, par leur
structure tubulaire, massive et blanche, crèvent littéralement le paysage.
D’autant que les pales en mouvement attirent le regard et accentuent leur
présence. Qui plus est, la nacelle de chaque éolienne, de la taille d’un
autobus, est surmontée d’une balise rouge très puissante et très dérangeante
le soir. Essayez d’imaginer ce que causera comme nuisance la vue de
DIZAINES DE BALISES ROUGES DANS L’OBSCURITÉ DES CAMPAGNES
!
2. LE BRUIT ET LA SANTÉ
Les éoliennes émettent des décibels de type A (dBA) audibles et règlementés.
Dans le parc éolien de Ripley en Ontario, 4 éoliennes Énercon E-82 (de même
type que les éoliennes prévues dans les projets de l’Érable et des Moulins)
dépassent, à l’intérieur de 2 km, les normes du Ministère de l’Environnement
de l’Ontario. Plusieurs études démontrent les dangers de ce type de
décibels. Les décibels de type B et C, appelés aussi infrasons, bien
qu’inaudibles sont ressentis dans le corps comme une vibration, même à
l’intérieur des maisons. Même s’ils ne sont pas règlementés, ces
INFRASONS,
perceptibles jusqu’à 10 (dix) km, sont de plus en plus reconnus comme étant
dommageables pour la santé, voire davantage que les décibels de type A.
L’exposition aux bruits et infrasons comporte des dangers pour la santé de
l’homme pouvant provoquer :
manque de sommeil, nausées, vertiges, maux de tête, hausse de la pression
artérielle, agressivité, etc. Le Journal de Montréal rapporte qu’en mai 2009
quatre cents chèvres sont mortes à Taïwan à la suite d’un manque de sommeil
causé par le bruit de huit éoliennes nouvellement installées.
Un observateur, exposé pour une courte durée aux bruits, est limité à une
perception instantanée de ceux-ci, mais est incapable d’en présumer les
effets réels à long terme. Cette exposition doit s’étaler sur une certaine
période de temps, au minimum 2 semaines, avant de provoquer la plupart des
effets ressentis chez les humains. Les impacts du bruit dépendent de
plusieurs facteurs : direction et force des vents, hauteur et type
d’éolienne, pression atmosphérique, géomorphologie, topographie, obstacles,
phénomènes physiques particuliers, le plus connu étant l’inversion
thermique, qui fait en sorte que les pales des éoliennes tournent davantage
la nuit grâce à des vents de moyenne altitude alors qu’au sol aucun vent
n’est perçu.
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LA DISTANCE SÉPARATRICE DE LA MAJORITÉ DES PROJETS ÉOLIENS AU QUÉBEC
EST DE 400 À 500M. LE MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ONTARIO
S’APPRÊTE À LÉGIFÉRER DES DISTANCES SÉPARATRICES DE 1 KM ET TOUT
PROJET DE 26 TURBINES ET PLUS, SITUÉ À 1.5 KM D’UNE RÉSIDENCE, DEVRA
FAIRE L’OBJET D’UNE ÉTUDE DE BRUIT ET LES INFRASONS (DBC) DEVRONT
ÊTRE ÉVALUÉS. |
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Steve.grosbois, 2008. Certains droits réservés |
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Le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
(MDDEP) réagit ainsi à l’étude d’impact environnemental réalisée par SNC
Lavallin pour le compte du promoteur 3CI et le projet du Parc des Moulins :
« … si aucune mesure d’atténuation n’est prise, le projet du « Parc des
Moulins » sera susceptible de causer des nuisances sonores non négligeables
aux collectivités riveraines ». Concernant la même étude d’impact de SNC
Lavallin, la Direction de la Protection de la Santé publique estime que «
l’étude n’est pas recevable puisque plusieurs éléments devraient être
corrigés, précisés ou complétés ». Seul le déplacement ou l’éloignement
des éoliennes de toute résidence peut constituer une mesure d’atténuation
adéquate.
Par ailleurs, l’Académie Nationale de Médecine de France et la United
Kingdom Noise Association recommandent une distance séparatrice de 1.5
kilomètre. Une autre étude française, du Docteur Marjolaine Villey-Migraine
(« Éoliennes, sons et infrasons : effet de l’éolien industriel sur la santé
des hommes »), préconise une distance de 3 à 5 km en terrain vallonné. En
Ontario, des chercheurs de l’Université Queen’s (source : Journal Globe and
Mail, 15 juillet 2009) entament une vaste recherche pour déterminer les
effets sur la santé des résidents du parc éolien de Wolfe Island, en prenant
des mesures de leur état de santé et bien-être avant et après l’implantation
des éoliennes. Ce serait la première fois qu’une étude prendrait des mesures
de santé avant l’implantation de turbines.
Le
SIMPLE PRINCIPE DE PRÉCAUTION
justifie l’arrêt de tout projet éolien en zone habitée, même pour les
populations locales souhaitant ces projets. Nous demandons donc que
l’Institut national de Santé publique du Québec de même que l’Institut
national de recherche scientifique du Québec (INRS) mènent des recherches et
établissent les limites à respecter afin de protéger la santé des résidents
vivant à proximité des turbines.
3. LA DÉVALUATION DES RÉSIDENCES
Plusieurs études démontrent une
BAISSE MOYENNE DE 30 % DE LA VALEUR DES RÉSIDENCES
situées dans la zone d’influence forte, soit 2 km. Cette dévaluation va en
décroissant et se fait sentir dans un rayon pouvant aller jusqu’à 8
kilomètres ou plus. Nous avons plusieurs témoignages de résidents incapables
de vendre leur propriété, les agents immobiliers refusant même de prendre
ces contrats. Il n’est pas rare de voir des promoteurs racheter ces maisons
au prix du marché et les revendre la moitié ou le tiers du prix.
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La jurisprudence française se base sur l’évaluation de deux experts
qui estiment la dévaluation des maisons à proximité d’un parc éolien
entre 24 % et 46 % de leur valeur d’origine (Jugement de Quimper,
Finistère).
Cette dévaluation foncière des résidences entraîne une baisse de
revenus pour la municipalité qui en plus ne récoltera pas de taxes
sur les résidences et autres bâtiments qui ne se construiront pas.
Le seul fait que ce parc soit prévu entraine déjà une dévaluation
marchande des propriétés. Une mise en garde doit être faite aux
propriétaires signataires léguant des droits au promoteur; une
éventuelle vente peut être sérieusement compromise ! |
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steve.grosbois,
2008. Certains droits réservés |
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4. L’EAU
Le projet éolien de l’Érable nécessitera des travaux de construction
d’environ
35 KILOMÈTRES DE NOUVELLES ROUTES
dans 4 rangs.
Les opérations de dynamitage,
d’excavation, et de nivelage, associées à ces travaux,
peuvent affecter sérieusement les cours d’eau, les milieux
humides, les puits et les prises d’eau, dont celles
de l’ex hôpital St-Julien situées à proximité de plusieurs
éoliennes.
Quelles garanties avons-nous que le
DYNAMITAGE
des chemins et des bases d’éoliennes n’affectera pas ces réserves ?
Il y a tout lieu de croire que le fractionnement de la roche mère, combiné
au déboisement et à la construction de chemins d’accès, aura un impact
direct sur la direction et la quantité des veines, sources et ruisseaux.
L’étude et le témoignage de l’hydrogéologue américaine Patricia Dodds sont
très révélateurs à ce sujet; les dommages causés à cette ressource
essentielle qu’est l’eau pouvant prendre des proportions énormes (Parc
éolien de Laurel Mountain en Virginie, dans les Appalaches, voir « Testimony
of Patricia Dodds » dans la bibliographie).
Les secteurs ciblés n’ont pas fait l’objet
d’études hydrogéologiques sérieuses de la part de la
firme SNC Lavallin, engagée par le promoteur Énerfin.
Les fuites d’hydrocarbure, les matières résiduelles et
l’érosion en terrain accidenté amplifient les risques d’altération des cours
d’eau et ultimement du lac William. Au moment même où nous déployons
beaucoup d’efforts pour préserver et améliorer la qualité de l’eau du lac
William, l’implantation de ce parc soulève beaucoup de craintes. Protéger la
qualité et la quantité d’eau à la source revêt une grande importance pour
les usagers et pour la sauvegarde du Lac William.
5. LES SOLS ET LE DÉBOISEMENT

Xavierela, 2007. Certains droits réservés |
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Le
PASSAGE INTENSIF DE MACHINERIES LOURDES
entraine un compactage des sols et une altération des fonctions
naturelles de ces espaces. L’apparition de chablis et l’assèchement
des érablières font partie des dommages potentiels liés à cette
altération des fonctions naturelles du sol et des ressources
hydriques. Le déboisement, en plus de causer une empreinte visuelle
négative, amplifie les risques d’érosion. De grandes quantités de
bois devront être coupées alors que le marché est déjà saturé. Qui
héritera de ces contingents et qui dédommagera les producteurs à qui
on a refusé le renouvellement de leurs contingents ? |
6. LES ONDES ÉLECTROMAGNÉTIQUES
Les
CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES
des éoliennes peuvent affecter la qualité des services de radios et de
télécommunication de même que la communication micro-onde (cellulaire et
internet) et satellitaire. L’étude d’impact traite du problème mais ne peut
garantir l’assurance d’une diffusion optimale dans le temps et dans
l’espace. Les antennes de communication surplombant l’ex village de Vianney
sont particulièrement vulnérables aux perturbations des éoliennes situées
tout près.
7. LES TENSIONS PARASITES
Elles peuvent affecter autant les humains que les animaux, ces derniers y
étant plus sensibles. Elles proviennent de la différence de tension (Volt)
entre deux points touchés. Peu d’études mettent en corrélation ces tensions
et les parcs éoliens. Le parc de Ripley en Ontario (éoliennes de type
Enercon E-82)a été touché par ce phénomène; 4 familles ont dû être évacuées
pendant plusieurs mois; deux de ces familles viennent tout juste de
déménager, perdant tout, leur maison étant invendable. Les producteurs
laitiers connaissent bien les problèmes causés par ces tensions (taux de
mortalité élevé, problèmes de santé à la hausse tels les mammites, baisse de
productivité, etc.). Nous avons suggéré de prendre des mesures de tension,
avant la construction du parc, à plusieurs endroits dont le village de
Vianney et les résidences à proximité du réseau collecteur et de la
sous-station.
8. L’EFFET STROBOSCOPIQUE
Cet effet est dû au passage des pales devant le soleil et survient tôt, ou
tard dans la journée lorsque le soleil est plus bas dans le ciel. Cet effet
perturbateur se traduit par des
NAUSÉES ET DES MAUX DE TÊTE
chez les résidents touchés.
L’effet se fait sentir sur une distance de dix fois le diamètre des pales
(820 mètres pour l’Énercon E-82) et dépend de l’orientation des éoliennes
par rapport aux résidences. L’effet est bien documenté, mais peu règlementé.
Certains comtés américains ont légiféré pour limiter cet effet à 30
heures/an. La Cour d’Appel de Douai en France a condamné le propriétaire
d’une éolienne pour troubles causés par les effets stroboscopiques.
4. LA SÉCURITÉ
La recherche sur les éoliennes en milieu nordique est très fragmentaire; en
ce qui concerne l’accumulation de glace sur les pales, rien n’est mentionné
à ce sujet dans les caractéristiques des éoliennes dans l’étude d’impact. En
Europe, une distance séparatrice de 300 mètres est recommandée pour éviter
les impacts des chutes de glace. Le Centre d’interprétation « L’Étoile de
l’Érable », prévu par le promoteur, au coût d’un million de dollars, est
placé directement sous une éolienne ! Les bris, quoique peu fréquents, ne
sont pas rares; la distance à laquelle des débris peuvent se retrouver est
de 550 mètres, faits à l’appui. Les risques d’incendie sont réels et
inquiétants, aucun équipement ne pouvant atteindre un feu dans la nacelle. |