Le projet éolien de l'Érable:

 

Créé en 2009, le Regroupement pour le développement durable des Appalaches estime nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de la MRC de l’Érable qu’à l’échelle des Appalaches.

 

 

 

DÉVELOPPEMENT ÉOLIEN:

 

POSITION DU RDDA

 

 
 

RDDA est l’acronyme du Regroupement pour le développement durable des Appalaches. Il s’agit d’un regroupement de citoyens qui a pour mission d’informer et de sensibiliser tous les citoyens sur les véritables impacts et enjeux des projets éoliens en milieu habité selon un perspective de véritable progrès durable.

Le RDDA articule une position qui vaut pour les projets communautaires, coopératifs, privés et peut-être un jour d’État. Cette position susceptible d’évoluer est le fruit de sa réflexion sur son expérience.

1. Le RDDA est favorable au développement éolien, pourvu qu’il soit en conformité avec la Loi sur le développement durable du gouvernement du Québec.1

2. Le RDDA appuie sans réserve les règles, incitations et recommandations adressées aux élus dans les textes de loi ou guides fournis aux élus par le gouvernement.2

3. Le RDDA considère que la meilleure façon d’assurer le maximum de retombées, à la fois pour le Québec, pour les régions et pour les citoyens, consiste à retourner à Hydro- Québec son rôle de maître d’œuvre dans le développement de l’électricité issue de l’énergie éolienne.

4. Le RDDA considère que le modèle actuel de développement éolien constitue un net recul patrimonial, social, environnemental, économique et humain, non seulement pour les communautés d’accueil, mais pour tout le Québec. Plus largement, le RDDA considère que la stratégie de développement énergétique d’Hydro-Québec doit faire l’objet d’un débat public, dans le cadre de commissions itinérantes.

5. Le RDDA considère que les communautés (citoyens, élus, organismes) doivent être partenaires avec Hydro-Québec dans le développement de projets éoliens pour qu’elles en retirent le maximum de retombées à court et long terme.

6. Le RDDA considère que tout projet de développement éolien doit s’accompagner de la mise sur pied d’une force citoyenne dont l’objectif central est de veiller à la sauvegarde des qualités démocratiques du processus engagé, en agissant auprès de toutes les instances concernées. Cette force citoyenne doit aussi inclure les communautés voisines.

7. Le RDDA, par souci de la préservation du tissu social des communautés rurales, demande que le gouvernement mandate une instance (instance à créer et pouvoirs à définir), avec de réels pouvoirs pour veiller à la qualité du processus démocratique.

8. Le RDDA considère que le territoire habité appartient à tous ses citoyens. À moins d’être clairement mandaté par les citoyens, à la suite d’un processus de participation clair et sans équivoque, témoignant d’un large consensus et d’une véritable acceptabilité sociale, aucun élu, aucun conseil municipal, aucune instance supra municipale ne peut prétendre parler et encore moins décider en leur nom de l’avenir d’un projet de développement éolien, qu’il soit privé, communautaire ou étatique.

9. Le territoire du Québec étant faiblement peuplé, disposant ainsi d’immenses territoires non habités, le RDDA prend position :
- contre le développement éolien en milieu habité 3;
- contre les transformations majeures d’un milieu de vie causées par l’implantation et l’exploitation d’un parc industriel éolien.
 


Position du RDDA, février 2010

 

 

 

 

1 Loi sur le développement durable, déposé en 2006 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement, et des Parcs, gouvernement du Québec, loi qui repose sur 16 principes.


2 Les orientations du gouvernement en matière d’aménagement. Pour un développement durable de l’énergie éolienne, MAMR, février 2007.
Guide d’intégration des éoliennes au territoire, MAMR, 2007.

 

3 Au moins une éolienne visible d’une résidence.