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RDDA est l’acronyme du
Regroupement pour le développement durable des Appalaches.
Il s’agit d’un regroupement de citoyens qui a pour mission
d’informer et de sensibiliser tous les citoyens sur les
véritables impacts et enjeux des projets éoliens en milieu
habité selon un perspective de véritable progrès durable.
Le RDDA articule une position qui vaut pour les projets
communautaires, coopératifs, privés et peut-être un jour
d’État. Cette position susceptible d’évoluer est le fruit de
sa réflexion sur son expérience.
1. Le RDDA est favorable au développement éolien, pourvu
qu’il soit en conformité avec la Loi sur le développement
durable du gouvernement du Québec.1
2. Le RDDA appuie sans réserve les règles, incitations et
recommandations adressées aux élus dans les textes de loi ou
guides fournis aux élus par le gouvernement.2
3. Le RDDA considère que la meilleure façon d’assurer le
maximum de retombées, à la fois pour le Québec, pour les
régions et pour les citoyens, consiste à retourner à Hydro-
Québec son rôle de maître d’œuvre dans le développement de
l’électricité issue de l’énergie éolienne.
4. Le RDDA considère que le modèle actuel de développement
éolien constitue un net recul patrimonial, social,
environnemental, économique et humain, non seulement pour
les communautés d’accueil, mais pour tout le Québec. Plus
largement, le RDDA considère que la stratégie de
développement énergétique d’Hydro-Québec doit faire l’objet
d’un débat public, dans le cadre de commissions itinérantes.
5. Le RDDA considère que les communautés (citoyens, élus,
organismes) doivent être partenaires avec Hydro-Québec dans
le développement de projets éoliens pour qu’elles en
retirent le maximum de retombées à court et long terme.
6. Le RDDA considère que tout projet de développement éolien
doit s’accompagner de la mise sur pied d’une force citoyenne
dont l’objectif central est de veiller à la sauvegarde des
qualités démocratiques du processus engagé, en agissant
auprès de toutes les instances concernées. Cette force
citoyenne doit aussi inclure les communautés voisines.
7. Le RDDA, par souci de la préservation du tissu social des
communautés rurales, demande que le gouvernement mandate une
instance (instance à créer et pouvoirs à définir), avec de
réels pouvoirs pour veiller à la qualité du processus
démocratique.
8. Le RDDA considère que le territoire habité appartient à
tous ses citoyens. À moins d’être clairement mandaté par les
citoyens, à la suite d’un processus de participation clair
et sans équivoque, témoignant d’un large consensus et d’une
véritable acceptabilité sociale, aucun élu, aucun conseil
municipal, aucune instance supra municipale ne peut
prétendre parler et encore moins décider en leur nom de
l’avenir d’un projet de développement éolien, qu’il soit
privé, communautaire ou étatique.
9. Le territoire du Québec étant faiblement peuplé,
disposant ainsi d’immenses territoires non habités, le RDDA
prend position :
- contre le développement éolien en milieu habité
3;
- contre les transformations majeures d’un milieu de vie
causées par l’implantation et l’exploitation d’un parc
industriel éolien.
Position du RDDA, février 2010
1 Loi sur le
développement durable, déposé en 2006 par le ministère du
Développement durable, de l’Environnement, et des Parcs,
gouvernement du Québec, loi qui repose sur 16 principes.
2 Les
orientations du gouvernement en matière d’aménagement. Pour
un développement durable de l’énergie éolienne, MAMR,
février 2007.
Guide d’intégration des éoliennes au territoire, MAMR, 2007.
3 Au moins une
éolienne visible d’une résidence.
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